Puisque je ne suis sûrement pas la seule qui se réfugie dans la nourriture en cas de contrariété, je vous partage mon expérience. Cela ne veut pas dire que chaque personne qui fait des goûters excessifs, qui n’arrive pas à arrêter le saucisson ou bien encore qui ne peut s’empêcher d’ouvrir un paquet de Dragibus sans le finir, a forcément une blessure d’abandon à travailler (on a tous notre propre histoire). Ce qui suit est simplement une piste, histoire de vous questionner aussi sur l’origine de tout ça…

Ces dernières semaines j’ai fais une découverte, ou plutôt un lien que je n’avais pas encore fais : je me remplis de nourriture pour panser ma blessure d’abandon. Je m’explique:

  • J’ai perdu mon papa à l’âge de 3 ans,
  • J’ai toujours été une grignoteuse (rien de vaut un apéritif dinatoire où tu manges toute la soirée!!)
  • J’ai observé ces dernières années que je passais en mode remplissage de nourriture lorsque je ressentais une contrariété

 

chocolat

« Best pansements émotionnels ever! »

MMMMHHH. Oui mais non. Ça n’est pas une solution de se remplir, et en plus, je ne vous apprendrais rien en vous disant que ça fait grossir!! « Oui mais juste un » Si seulement.. Le problème c’est qu’il est impossible de se cantonner à juste une gourmandise, à fortiori quand on a décidé de panser notre contrariété.

Alors pourquoi je fais le lien avec la blessure d’abandon? En lisant le livre de Lise Bourbeau des 5 blessures qui nous empêche d’être nous-même, j’ai pu découvrir que, concernant la blessure d’abandon :

  • les personnes ont un physique peu musclé, et se tiennent un peu bossues (cooooombien de fois ai-je pu entendre « tiens toi droite!! » Ah si seulement on m’avait dit  « travaille ta blessure » !)
  • La blessure d’abandon est en lien avec le parent du sexe opposé : papa qui quitte ce monde lorsque je suis enfant, ça laisse un sentiment d’abandon … <3
  • le masque de la blessure d’abandon est l’attitude de dépendance: qui est-ce qui a voulu pendant longtemps ne perdre le contact quotidien avec aucune de ses relations? Pas facile d’entretenir des dizaines d’amitiés à la fois!
  • le dépendant a tendance a développer des maladies: ouf, j’ai capté les choses à temps, mais hypocondrie a longtemps été mon deuxième prénom
  • … J’en passe car quand on a une blessure on n’a rarement TOUS les critères
  • pour combler le manque le dépendant peut avoir des tendances boulimiques

On y vient à ce lien que j’ai fais récemment : j’ai pris conscience que lorsque je me remplissais, c’est que ma blessure d’abandon se réactivait ! Mais me direz vous, on ne perd son papa qu’une fois, oui. Seulement, quand on ne travaille pas sa blessure, cette petite madame s’installe auprès de nos proches du sexe opposé, j’ai nommé: mon conjoint.

Et puisque la vie est bien faite, je vais finir par une illustration qui date d’il y a moins de 48h car elle est significative pour moi. Je suis depuis le début du mois un rééquilibrage alimentaire, (vous vous rappeler de mon zona? C’est ici) et mon conjoint a trouvé drôle de blaguer sur ça récemment. Bien sûr qu’on peut rire de tout, à condition que les blessures soient soignées ! Je lui ai demandé de ne pas faire de blague sur mon poids, il a répondu qu’on ne pouvait rien me dire et que je prenais tout mal (vous les filles, confirmez moi qu’on ne rigole PAS avec le poids, surtout quand on essaie d’en perdre). Du coup, je me suis arrêté de parler et devinez quoi ? Le mal de tête s’est installé, beh oui, ça m’a prit la tête cette affaire. L’après-midi passe, j’ai toujours ça en tête. Vient le moment où mon conjoint part travailler. Je viens alors de manger mes deux clémentines et je n’ai pas faim. Mais … au moment où il s’en va, qu’il « m’abandonne », me voilà le nez dans le placard, des princes à la main et une barre de nutella break dans l’autre.

Je me suis bien sûr dis qu’il valait mieux méditer, aller faire un tour, mais ça a été plus fort que moi. Le raisonnement que je viens d’écrire je l’ai eu avec l’estomac rempli. Du coup, les fois prochaines seront différentes car j’ai toutes ces informations en conscience.

Ps: je commence mon rééquilibrage alimentaire au moment où je commence mon mémoire de kinésiologie sur l’accompagnement des personnes endeuillées. Cela s’est fait inconsciemment, mais je comprends à travers tout ça (et avec les séances reçues par mes copines d’amour), qu’il est temps de me libérer de cette peur de l’abandon, de guérir ma blessure.

Combler le manque par la nourriture: et si c’était l’abandon?

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