Ça y est, c’est officiel, je commence un travail en kinésiologie sur l’accompagnement des personnes qui souhaitent faire un travail de deuil. J’ai d’abord commencé à lire un livre très intéressant (que je n’ai pas encore fini), vivre le deuil au jour le jour, de Christophe Fauré. J’y ai déjà appris de bonnes informations comme la différence entre un processus de deuil et un travail de deuil, mais surtout j’ai compris que faire son deuil n’était pas signe d’oubli, bien au contraire, il garantit le non-oubli puisque on apprend à vivre avec la personne perdue d’une toute autre manière : à jamais dans notre cœur.

Ces belles paroles rassurantes dites, la vie m’a amené à suivre une conférence sur le deuil émotionnel récemment. Grâce à cette conférence remplie de bienveillance, animée par Muriel Kenner, j’y ai découvert un autre auteur, Elisabeth Kubler Ross (décédée en 2004). Cette dernière a nommé les étapes essentielles par lesquelles il est nécessaire de passer afin de faire son deuil. Tant que nous n’avons pas vécu l’ensemble de ces phases, nous ne pouvons pas dire que nous avons fait notre deuil. Les voici :

ekr-deuil

Il est bien sûr possible de vaciller entre les phases avant d’arriver à la sérénité. Il arrive aussi qu’on « oublie » de vivre une étape: on pense alors avoir fait son deuil, mais on sent que quelque chose  n’est pas résolu –> un nœud émotionnel s’est crée, ce qui nous empêche d’atteindre pleinement la sérénité.

C’est là que mon accompagnement entre en jeu: avec l’aide de la kinésiologie, je vais accompagner les personnes dans leur travail de deuil, nous déterminerons le/les nœuds émotionnels et nous ferons les équilibrations adéquates (entre autre!) 😉

Il est important de savoir que:

  • il n’y a pas d’âge pour faire un travail de deuil (en écrivant ces mots, ma petite fille intérieure me le confirme!)
  • il n’y a pas de limite temporelle : vous pouvez très bien faire le travail de deuil d’un évènement traumatique datant de plusieurs dizaines d’années (tiens, ma petite fille intérieure le confirme encore!)
  • au cours de notre vie sous sommes amenés à faire plusieurs deuils : travail; couple; amitié; perte d’être cher; perte d’animal … Tout changement, qu’il soit brut ou anticipé nécessite de faire le deuil.
  • Qui dit deuil, ne dit pas forcément accompagnement par un thérapeute. Il est tout à fait possible de faire son deuil seul/ entouré de ses proches … Il n’y a pas de baguette magique à démarche unique!

Cette conférence a été pour moi un minerai d’or: j’y vois grâce à elle plus clair sur le travail que je vais pouvoir mener en séance avec les personnes qui souhaiteront que je les accompagne dans ce travail. En tout cas, sachez que ce travail me tient à cœur, rien n’arrive par hasard, si je fais aujourd’hui cela, c’est pour moi aussi m’aider a terminer le mien pour un être qui m’est cher.

Mon nœud émotionnel à moi était la tristesse. Pourquoi? Et bien parce que j’ai perdu mon papa à 3 ans et demi et que, par exemple, je pleurais en silence dans les bras de ma maman quand j’étais triste. Alors oui j’ai exprimé ma tristesse, mais pas pleinement, pas comme une enfant de 3 ans et qui grandit sans son père (ah ces enfants qui endossent des responsabilités que personne ne leur a demandé!). Aujourd’hui, persuadée qu’il y à un après la mort, je suis sereine. Je sais aujourd’hui que j’ai fais mon deuil.

Si je vous dis cela c’est parce que la kinésiologie m’a permit de mettre en lumière des évènements de ma vie qui m’ont renvoyer à différentes étapes du deuil. Alors oui, j’ai fais péter le noeud émotionnel, et grâce à cela, je suis aujourd’hui plus sereine.

Je peux vous garantir quelque chose: je le porte aujourd’hui dans mon cœur, je sais que je peux compter sur lui, où qu’il soit, je sais que je suis soutenue dans ma vie, et ça, ça n’a pas de prix. <3

Les phases de deuil d’Elisabeth Kubler Ross

Vous pourrez aussi aimer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *