Vous vous souvenez sans doute il y a quelques mois de ça : quand l’entorse parle. Aujourd’hui je vous propose ça: quand le zona parle. Pour mémo, je me suis faite il y a quelques mois une entorse. Aujourd’hui ma cheville va très bien (merci les huiles essentielles, l’argile, le reiki, la réflexologie faciale et la kinésio!)

Ce qui m’arrive est un peu la suite de l’histoire. Parce que il serait trop simple de se dire « j’ai du poids à perdre »  et de perdre le poids désiré en quelques temps. Tant que ça ne fait pas CLIC quelque part en soi, on peut toujours s’essayer aux régimes. Si les régimes permettent d’activer l’interrupteur pour certaines personnes, ce n’est pas le cas pour moi.

Le poids, c’est un peu une histoire de famille en fait. On se dit même entre cousines qu’on a déjà eu l’héritage! Si aujourd’hui j’ai conscience du poids des mots et que je ne le dis plus (moins), j’ai tout de même conscience d’une de mes problématiques : la frénésie alimentaire, autrement dit l’art de se remplir de malbouffe jusqu’à se sentir remplit.

Mais remplit de quoi? La question n’est pas si simple et je ne l’ai toujours pas élucidé. Toutefois, j’essaie de retrouver le corps dans lequel je me sens bien. (C’est à ce moment là que je glisse que j’ai fais des séances de kinésio dessus et qu’un objectif profond ne peut être atteint en une séance) Pour cela, je m’observe et essaie de ne plus vivre ces moments de remplissage émotionnel.

Mais (parce qu’il y a toujours un mais!) je suis allée au cinéma il y a deux semaines avec mon amoureux, pour qui je suis la plus belle. J’ai donc pris des pop corn (petit format) et nous voilà rentrés dans la salle, en sachant qu’il m’avait dit ne pas en vouloir. Bien installée dans le fauteuil, je m’empresse de descendre le pot de pop corn (je lance qu défi quiconque s’exclame sur ces lignes de maintenir un petit pot de pop corn encore en vie à la fin d’un film). Le film commencé depuis un quart d’heure, mon amoureux me demande des pop corn … Léger moment de solitude à l’annonce du diagnostic.. Je sens comme un froid.

Film terminé, nous voilà partis au restaurant en face qui propose des frites maison – cheddar – bacon, le rêve non ? Soit. Nous voilà avec nos menus sous le yeux. Je vois que mon amoureux avait légèrement les yeux dans le vide. Je lui demande donc ce qu’il a. Et là.. GROS moment de solitude lorsque j’entends : « j’étais en train de me dire.. que tu gamelles quand même ». Wouah, tout s’effondre à l’intérieur.

C’est une chose d’avoir connaissance de ses défauts, et ça fait déjà assez mal comme ça. S’en est totalement une autre de la prendre dans la figure, qui plus est SUR LE LIEU de la faille (j’allais donc manger mes super frites). Encore plus quand c’est la personne qui vous aime. C’est à ce moment là que Pensouillard fait son entrée. J’en ai parlé avec mes copines, mais je n’ai pas pris le temps de lui dire que ces paroles m’avaient fait mal. Parce que dans ces moments-là, Pensouillard se fait une joie de monter des films tous plus loufoques les uns que les autres « quittée pour une gamelle », « un amour de vacances » etc etc…

Et puis un jour.. « tiens! Je me suis fait piqué par une araignée je crois, je vais mettre un peu de tea tree ça va passer. Mince ça me démange quand même, je vais mettre un peu de lavande. Ah mince ça fait plus d’une semaine et ça commence à devenir plus rouge que prévu » Je vous fais pas un dessin, me voila donc avec monsieur Zona en scène. Et où est-ce qu’il est venu ? SUR LE VENTRE.

Me voila donc avec Jacques Martel sur les genoux, à la page 442 à la définition de peau – zona. « La douleur que provoque cette éruption indique une brisure de communication dans la région affectée. Je me suis sentie agressée et je vis une profonde amertume. Une situation où une personne m’a blessé provoquant de la tension alors que je désirais de l’attention […] J’ai ce comportement parce que la situation me fait vivre une grande insécurité intérieure. J’accepte que l’eruption pleine de boursouflures ait pour but de me faire prendre conscience que je vis une réaction qui m’occasionne un stress excessif »

Je sais pas vous mais moi… wouhaou. Maintenant que j’ai conscience de ça, j’en suis à la grosse étape de l’acceptation de moi-même, que dis-je, l’amour de moi!! (Qui est en fait, le but de la vie!) Si je ne m’aime pas entièrement, comment peut on m’aimer pleinement? Je suis la seule personne qui puisse combler mes manques, sur du long terme, la  nourriture n’est pas là pour combler quoi que se soit !!!

Alors merci mon amoureux et merci le zona pour cette nouvelle forme de prise de conscience. Je suis donc en chemin vers une amélioration de moi même. <3

Quand le zona parle

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